• Le médicament à puce arrive

    Big brother est vraiment partout...

    Le voilà qui s'installe dans les médicaments, on a encore beaucoup de travail à faire !

    Lizette

    Le médicament à puce arrive


    Une puce peut signaler que le médicament est avalé via un récepteur colle sur la peau. Objectif : diminuer l'oubli de la prise de médicament. Un patient sur deux ne respecte pas son traitement. Par Frédéric Soumois

    Dès septembre prochain, les premiers médicaments « à puce » comestible vont débarquer en pharmacie. Les pionnières seront les membres du réseau d'officines anglaises Lloydspharmacy, mais rien n'empêche qu'ils soient disponibles dans la foulée de l'autre côté de la Manche.

    Cette innovation est une micropuce électronique ingérable qui peut être carrément coulée dans le corps même de la pilule que doit prendre un patient. Elle est plus petite qu'un grain de riz et contient d'infimes quantités de magnésium et de cuivre. En les dégradant, les sucs gastriques de l'estomac entraînent la production d'un petit signal électrique, comme une pomme de terre crée naturellement du voltage. Pour le capter, les ingénieurs de la firme californienne Proteus ont conçu un bandage souple, un patch, qu'il faut coller sur le corps et renouveler chaque semaine. C'est lui qui reçoit le signal électrique de la puce digérée et valide la prise du médicament.

     

    Lisible sur smartphone

    Ce patch « intelligent » peut simplement valider cette donnée, mais certaines versions avancées, équipées notamment de capteurs de mouvement, sont aptes à mesurer la tension artérielle, à estimer le rythme cardiaque, la température corporelle, la respiration, voire la qualité du sommeil. Le tout est transmis à un mini-ordinateur. Actuellement, il s'agit d'un appareil spécifique, mais les inventeurs ont développé une version adaptée aux smartphones les plus courants du commerce. L'appareil est alors apte à confirmer si vous avez pris effectivement votre pilule, mais aussi si les effets attendus, comme une modification des rythmes biologiques, ont été atteints.

    Les senseurs ingérables ne sont pas nés aujourd'hui, à l'instar des thermomètres qui vérifient la température des astronautes, mais c'est la première fois que cette technologie sort des labos pour débarquer dans la vie de tous les jours. Le promoteur de cette innovation, qui vend la technique pour environ 60 euros par jour, la destine en priorité aux patients chroniques qui suivent des traitements de longue durée ou particulièrement compliqués, demandant de prendre de nombreux médicaments à des fréquences différentes ou à des moments différents de la journée.

    Les inventeurs affirment avoir testé le système sur des patients souffrant de tuberculose, de troubles psy, de problèmes cardiaques, d'hypertension et de diabète. Au moins un hypertenseur courant serait bientôt disponible en version « avec puce ».

    Gadget ou arme précieuse contre la « mauvaise observance » des traitements qui touche carrément la moitié des patients chroniques, d'après l'Organisation mondiale de la santé ? Les spécialistes que nous avons consultés affichent un enthousiasme… très tempéré.

    Source: Le Soir.be

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